Médium incontournable entre les phénomènes et la représentation mentale que nous en concevons, le langage naturel est aussi le support des “écailles sur les yeux” qui obèrent notre être-au-monde. Sa maîtrise est une étape nécessaire, pour assainir l’attention que nous voulons porter à notre environnement réel. Le langage est également le support des fabulations qui, démultipliées par notre usage aliéné des technologies de la communication, brouillent l’écoute de notre environnement. Il est vrai que notre conscience a bien du mal à entretenir une hygiène “informationnelle” devant la société du Spectacle [Debord, 1967] et à réfléchir sur la base du juste terme. A cette fin, il peut s’avérer utile de définir un périmètre vital au sein duquel nous exercerons notre pleine attention, en veillant à adopter une terminologie lucide.