Terme créé un peu maladroitement par Paul Diel dans son livre, Psychologie de la motivation [Diel, 1947], pour désigner deux choses distinctes : d’une part, l’écart entre la conception de soi-même et l’activité réelle de l’individu, ce qui est vain, vide. Parlant allemand à l’origine, Diel a rigoureusement sélectionné le mot selon son étymologie mais sans percevoir l’association que ferait spontanément un locuteur francophone entre le terme ‘vanité’ et le terme ‘orgueil’, ce qui a pu nuire à la clarté de son propos. Diel considère, d’autre part, la vanité ainsi définie comme le péché originel du mythe et en fait une des quatre catégories de la fausse motivation : la survalorisation de soi. La confusion entre la vanité désignant un écart et la vanité dénotant une motivation morbide aurait pu être levée s’il avait adopté un terme équivalant à « loyauté au moi sublime » pour la seconde acception.