Contenu du cours
ATELIER 03 : Je suis empêché par mes légendes personnelles. Inviter le MOI héroïque et narratif à sa table
Comment quitter les histoires dont je suis le héros (triomphant ou pas) pour renouer avec l'exercice sincère de moi ?
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ATELIER 04 : Je suis sourd quand il n’y a pas de mots. Ressentir le message du MOI atavique et sauvage
Où il est proposé d’identifier les cerveaux comme acteurs à part entière de notre délibération intérieure, sans désespérer de notre libre-arbitre.Tous les messages vitaux ne sont pas verbalisés. Comment décrasser mon oreille intime ?
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ATELIER 07 : Désolé, il me faut encore un dessin. Faire comme le Jongleur de mondes de Granville (1844)
Comment résumer les trois grandes atttitudes mentales qui restaurent la Joie de vivre ?
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RAISON GARDER : Comment continuer à raison garder ?
Et demain ? Je fais quoi ?
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RESSOURCES : les Portraits à rencontrer
Parce que c’était eux, parce que c’était moi… Cette liste commentée recense les penseurs évoqués au cœur de ce livre. La notice permet d’identifier pourquoi l’auteur a été cité ou analysé et dans quelle mesure il a inspiré le propos tenu, ce qui permet d’éviter une lecture de ses Œuvres complètes…
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Raison garder. Manuel de survie des vivants dans un monde idéalisé
  • [philosophie] ALAIN
  • [philosophie] BAKEWELL Sarah, Comment vivre ? Une vie de Montaigne en une question et vingt tentatives de réponse (Albin Michel, 2013)
  • [philosophie] CAMUS Albert (1913-1960), Le mythe de Sisyphe (1942)
  • [philosophie] CASSIRER Ernst (1874-1945), De la philosophie des formes symboliques (1923-1929)
    « La Philosophie des formes symboliques (Die Philosophie der symbolischen Formen, 1923-1929) est considérée comme l’œuvre maîtresse du philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945). Formé par le kantisme et héritier direct de l’Aufklärung, esprit encyclopédique, Cassirer a tenté la synthèse de l’idéalisme kantien (le criticisme) avec une pensée de l’histoire et même de l’engagement : contraint par le nazisme de s’exiler, dès 1933, à cause de ses origines juives, il consacre son dernier livre au Mythe de l’État (posthume, 1946). »
  • [philosophie] CHABOT Pascal, Un sens à la vie (2024)
    « [4ème de couverture] Le sens est partout, mais sa définition nulle part. On veut du sens pour son travail, dans ses relations, face au système. Mais au juste, que cherche-t-on en cherchant du sens ? Que cache ce Graal éternel, le sens de la vie, devenu tellement important qu’il semble avoir supplanté le bonheur ? Pour y répondre, cette enquête inédite montre comment le sens circule entre ce que nous sentons, ce que nous comprenons et ce que nous désirons. Or une mutation majeure a rompu l’équilibre entre ces trois pôles. Car dès que nous faisons le geste de consulter un écran, nous nous branchons au « surconscient » numérique qui bouleverse notre rapport au sens. De là, ce qu’il faut appeler les « digitoses » contemporaines : le burn-out, l’éco-anxiété, la rivalité avec l’intelligence artificielle et le triomphe des machinoïdes, ces humains qui se ressemblent à leurs outils. Dans ce monde vertigineux, les anciennes requêtes continuent cependant d’avoir cours. Un sens à la vie, c’est bien ce que l’on désire… Mais comment y parvenir ? Comment faire mûrir en soi cette quête, pour qu’elle triomphe des puissances qui la formatent ? Telle est la question de cette philosophie concrète qui fait du sens une véritable thérapie de civilisation.
    [Argument] La recherche de sens est omniprésente. On l’entend partout pour caractériser des quêtes personnelles comme des enjeux professionnels. Mais que cache ce terme si général? Que dit-il de nos désirs profonds, lui qui a même supplanté le goût du bonheur? Car on veut du sens comme si c’était un Graal, autour duquel s’organise même une sorte de « meaningwashing ». Mais que cherche-t-on en cherchant du sens ?

    Dans son travail philosophique entamé il y a vingt-cinq ans et décliné dans une douzaine de livres publiés aux Puf, Pascal Chabot a toujours cherché à montrer comment une notion philosophique classique (le progrès, le travail, le temps, la qualité) se voyait transformée par les mutations contemporaines. C’est à une enquête de ce genre qu’il convie ici le lecteur, pour comprendre comment le sens est devenu le réceptacle de nos aspirations les plus hautes – et l’autre nom de nos problèmes.
    L’auteur refuse de voir le sens comme une entité, une substance, ou un trésor qui reposerait quelque part, par exemple dans un grand Nom. Il n’y a pas de Sens, mais des circuits des sens : du sens qui circule, qui passe, se transmet, se transforme. Nos vies se déroulent dans des circuits de sens où se lient ce que nous sentons (le sens comme sensation), ce que nous comprenons (le sens comme signification) et ce que nous désirons (le sens comme orientation). Ordinairement, le passage se fait sans problème : il y a accord, alignement entre ces pôles. Mais à tout moment peut survenir une brisure, l’impression de ne pas être aligné, de vivre dans la contradiction. C’est la perte de sens, le conflit entre ce qui est senti et ce qui compris, ou entre ce que l’on sait et ce que l’on veut. Mais comment vivre ces conflits? Comment les surmonter ?
    Les circuits de sens analysés de manière originale par l’auteur sont de toutes les époques. L’alignement entre le senti, le compris et le désiré sont au cœur de l’expérience humaine. Mais une mutation profonde marque ce début de XXIème siècle, une mutation qui concerne le sens lui-même (et c’est pourquoi sa quête est omniprésente). Cette mutation se comprend ainsi : nos circuits de sens sont de moins en moins branchés à nos inconscients, mais de plus en plus branchés à ce que Chabot appelle le « surconscient » numérique. Dès que l’on fait le geste de consulter un écran, on est happé dans le surconscient. Ce n’est plus le « ça » de la psychanalyse », mais le « là » où sont toutes les informations et interactions. Ce surconscient enrichit nos circuits de sens. Mais il les déstabilise aussi, au point qu’il génère de nouveaux conflits. En usant d’un autre néologisme (ce qui est nécessaire, car ces configurations sont nouvelles), Chabot les nomme des « digitoses ». Si les névroses et les psychoses désignent des conflits entre le conscient et l’inconscient, les digitoses sont des conflits entre le conscient et le surconscient. Ainsi, comme exemple de digitoses : le burn-out, l’éco-anxiété, la rivalité entre intelligence humaine et intelligence artificielle, les machinoïdes (ces humains qui ressemblent à leurs outils) ou la polarisation de l’opinion… Chaque fois, les circuits de sens classiques sont perturbés par leur branchement au surconscient dont ils ne parviennent pas à intégrer la nouveauté. Bien des pertes de sens contemporaines s’expliquent ainsi.
    Or comment retrouver du sens? Qu’est-ce qui est essentiel aujourd’hui, et d’autant plus désirable que la complexité est irréductible? Dans son enquête, Pascal Chabot approche trois pôles essentiels qui sont comme des aimants dans nos circuits de sens : la passion-raison (c’est-à-dire l’accord entre nos passions et nos raisons, car les meilleurs moments d’une vie sont toujours des conciliations entre ces deux dimensions), la qualité (qui pousse à œuvrer à un monde de qualité, cherchant à endiguer le « merdique » produit aujourd’hui en grande quantité), et enfin l’universel-singulier (c’est-à-dire ce qui, dans l’expérience artistique, culturelle, naturelle ou amoureuse, nous connecte à l’universel à partir de la contemplation du singulier). Ces figures de l’essentiels sont indispensables à nos circuits de sens, en lesquels ils peuvent provoquer d’intéressantes métamorphoses.
    Dialoguant autant avec les philosophes de la tradition qu’avec certaines grandes figures de la recherche de sens (Camus, Tostoï, Frankl…), servi par une écriture qui décrit aussi bien nos relations à l’amour et à la mort, qu’aux dictionnaires, aux arbres et au besoin d’ailleurs, l’auteur propose une vision de ce qui importe : ouvrir les circuits de sens plutôt que de s’abîmer dans la nostalgie du sens perdu ou le conformisme du sens unique. »
  • [philosophie] COCCIA Emanuele, La vie sensible (Payot & Rivages, 2010)
  • [philosophie] COMTE-SPONVILLE André (né en 1952), Du tragique au matérialisme (et retour) (2015)
  • [philosophie] DELEUZE Gilles (1925-1995) & GUATTARI Félix : Qu’est-ce que la philosophie ? (1991)
  • [philosophie] DUFRESNE Jacques (né en 1941), Après l’homme… le cyborg ? (1999)
  • [philosophie] EPICURE (341-270), Lettres et maximes (trad. Marcel Conche, PUF, 2009)
  • [philosophie] FLEURY Cynthia & FENOGLIO Antoine, Ce qui ne peut être volé. Charte du Verstohlen (Gallimard, 2022)
  • [philosophie] HEIDEGGER Martin (1889-1976), Être et temps (1927)[PHILOMAG.COM] Le « cas Heidegger » est peut-être le plus épineux de toute l’histoire de la philosophie, et reste aujourd’hui la source de polémiques toujours très vives parmi ses spécialistes. Incontestablement en effet, Heidegger fut à la fois un philosophe important et un nazi. Mais fut-il les deux en même temps ou l’un indépendamment de l’autre ? Sa pensée est-elle « contaminée » d’une manière ou d’une autre par cette idéologie criminelle ? Il est avéré que Heidegger a adhéré au parti nazi de 1933 à 1945, probablement davantage par sincère conviction personnelle que par simple ambition de carrière. Nommé recteur de l’université sous Hitler avant de démissionner en 1934 mais de rester professeur, il n’a, par la suite, jamais exprimé de regrets envers ses engagements politiques tandis que l’étude de ses Cahiers noirs confirment la réalité d’un certain antisémitisme. On est donc autorisé à traquer les éléments nazis de sa pensée : sa critique de la technique, notamment, n’est-elle pas suspecte de dissimuler non seulement un conservatisme hostile à la modernité, mais aussi et de manière plus inquiétante une forme de nostalgie réactionnaire pour un rapport plus pur de l’homme à la nature ? Les propos heideggeriens sur l’être « authentique » et l’être « inauthentique » invitent également à une certaine prudence. On peut aussi, tout en étant averti de cette situation et vigilant sur ses implications, se réjouir de la puissance d’une philosophie qui invite à repenser l’histoire de la métaphysique. La pensée occidentale, constate Heidegger dans Être et Temps, est marquée par ce qu’il appelle « l’oubli de la question de l’être ». Qu’est-ce à dire ? Il s’agit de reconnaître que la rationalité a toujours tendance à définir des objets, autrement dit des « étants » (qui sont, de la même manière que les « étudiants » étudient ou que les « passants » passent) mais se désintéresse de l’être de ces étants, autrement dit le fait qu’ils soient. Et même quand elle a cherché l’origine de ces étants, la philosophie a systématiquement trouvé un autre étant (l’Idée du Bien, Dieu, la substance, etc.) pour en rendre raison ; mais elle s’est détournée du surgissement de l’être lui-même comme action d’être, elle a oublié de questionner la présence du « il y a » parce qu’elle échappe à ses structures de pensée. Cette distinction entre l’être et l’étant – que Heidegger nomme la « différence ontologique » – est d’autant plus insaisissable que l’être semble toujours déjà compris dans tout étant. Pourtant, certaines expériences telles que la perception de la simple apparence dans l’art peuvent nous pousser à nous questionner sur cette énigme et le sens qu’elle revêt pour nous. Et Heidegger de renommer Dasein (de l’allemand Da = là et Sein = être) l’humain parce qu’il est l’étant qui est interpellé par l’être et qui a en charge de l’interroger. Complexe, originale, parfois jargonnante, la philosophie de Heidegger a tantôt agacé, tantôt fasciné les penseurs de la seconde moitié du XXe siècle, comme Sartre par exemple. Ses ambiguïtés nous rappellent que la puissance de la pensée a des zones d’ombre et que l’intelligence ne sauve de rien.
  • [philosophie] HUME David (1711-1776), Traité de la nature humaine (1739-1740)
  • [philosophie] HUNYADI Mark (né en 1960), Faire confiance à la confiance (2023)
  • [philosophie] HUSTON Nancy (née en 1953), L’espèce fabulatrice (2008)
  • [philosophie] HUXLEY Aldous, Les portes de la perception (1954)
  • [philosophie] JAMES William (1842-1910), L’idée de vérité (1913)
    « Les théories deviennent ainsi des instruments au lieu d’apporter aux énigmes des solutions sur lesquelles nous pouvons nous reposer. Nous ne nous adossons pas sur elles, nous avançons et, à l’occasion, elles nous permettent de transformer le monde.
    Le pragmatisme. Un nouveau nom pour d’anciennes manières de penser (1911)
    [LELIVRESCOLAIRE.FR] Dans cet ouvrage, James souhaite clarifier le concept de « vérité », qui est au cœur de la théorie pragmatiste. Il l’exprime de la façon suivante : « la vérité, concrètement considérée, est un attribut de nos croyances, et […] celles-ci sont des attitudes visant à des satisfactions. »
    James renonce à la théorie de la vérité comme correspondance transcendantale entre les mots et les choses, en raison de la mystification que cette correspondance suppose. Il propose que la vérité soit fonction de l’utilité pratique, sans pour autant relativiser le concept de vérité. La vérité ne se conçoit pas indépendamment d’une idée en laquelle nous croyons.
    L’idée de vérité se compose de quinze chapitres. James commence par reprendre les thèses principales du livre Le Pragmatisme : selon lui, c’est la vérité qui est le concept principal du pragmatisme et c’est pourquoi il y consacre un livre entier. Il cherche à expliquer sa définition de la vérité et à répondre aux objections qui lui ont été adressées, suite à la publication du Pragmatisme en 1907. Il conçoit, d’ailleurs, L’idée de vérité comme une suite de ce dernier (« A Sequel to Pragmatism »).
    L’un des principaux arguments de James pour convaincre de la pertinence de la méthode pragmatique est que cette dernière est compatible avec notre intuition première. Les autres conceptions de la vérité commencent par contester l’expérience commune, pour bâtir des suppositions (ou mystifications). James, à l’inverse, propose de commencer par définir la vérité comme une propriété de nos idées, pour éviter les problèmes insolubles de la métaphysique, quant à la possibilité de faire correspondre des pensées à des choses. Chez James, il n’y a pas d’abîme entre le sujet et l’objet. L’expérience est continue. »
  • [philosophie] JANKELEVITCH Vladimir (1903-1985), Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien (Tome I : La Manière et l’occasion ; tome II : La Méconnaissance, le Malentendu ; tome III : La Volonté de vouloir ; 1980)
  • [philosophie] JANKELEVITCH Vladimir (1903-1985), Philosophie première, introduction à une philosophie du presque (1954)
  • [philosophie] KANT Immanuel (1724-1804), Qu’est-ce que les lumières ? (Was ist Aufklärung ?, Flammarion, 2020)
    « Les lumières sont ce qui fait sortir l’homme de la mino­rité qu’il doit s’imputer à lui-même. La minorité consiste dans l’incapacité où il est de se servir de son intelligence sans être dirigé par autrui. Il doit s’imputer à lui-même cette mino­rité, quand elle n’a pas pour cause le manque d’intelligence, mais l’absence de la résolution et du courage nécessaires pour user de son esprit sans être guidé par un autre. Sapere aude, aie le courage de te servir de ta propre intelligence ! voilà donc la devise des lumières.
    La paresse et la lâcheté sont les causes qui font qu’une si grande partie des hommes, après avoir été depuis longtemps affranchis par la nature de toute direction étrangère (naturaliter majorennes), restent volontiers mineurs toute leur vie, et qu’il est si facile aux autres de s’ériger en tuteurs. Il est si commode d’être mineur ! J’ai un livre qui a de l’esprit pour moi, un di­recteur qui a de la conscience pour moi, un médecin qui juge pour moi du régime qui me convient, etc. ; pourquoi me donnerais-je de la peine ? Je n’ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront pour moi de cette en­nuyeuse occupation. Que la plus grande partie des hommes (et avec eux le beau sexe tout entier) tiennent pour difficile, même pour très dangereux, le passage de la minorité à la majorité ; c’est à quoi visent avant tout ces tuteurs qui se sont chargés avec tant de bonté de la haute surveillance de leurs semblables. »
  • [philosophie] LAO-TSEU (né en 571 ACN), La voie et sa vertu (HOUANG F. et LEYRIS P. trad.,1979)
    « Malgré son contenu très bref, le Tao-tê-king, attribué par la tradition au philosophe Lao-tzeu, a joué un rôle particulièrement important dans l’histoire de la civilisation chinoise. Dès le IV et le IIIe siècle avant J.-C., son influence était considérable. La prodigieuse fortune de Tao-tê-king a été due en partie à sa forme littéraire, et singulièrement au fait qu’il abonde en aphorisme et en paradoxes susceptibles d’être pris soit à la lettre, soit au sens figuré. D’où la possibilité pour les philosophes des écoles les plus diverses de se réclamer du Tao-tê-king ; d’où, aussi, le nombre étonnant de proverbes courants qui sont tirés de ce livre. »
  • [philosophie] MARIN Claire (née en 1974), Etre à sa place : Habiter sa vie, habiter son corps (2022)
    « Ça commence parfois par une inquiétude ou un malaise. On se sent en décalage. On a le sentiment de ne pas « être à sa place ». Mais qu’est-ce qu’être à sa place, dans sa famille, son couple, son travail ? Quels sont les espaces, réels ou symboliques, qui nous accueillent ou nous rejettent ? Faut-il tenter de conquérir les places qui nous sont interdites, à cause de notre genre, notre handicap, notre âge, notre origine ethnique ou sociale ? Peut-être faut-il transformer ces lieux de l’intérieur et s’y créer une place à soi ? Cet ouvrage interroge ce qui est à la fois la formulation d’un désir personnel et un nouvel impératif social. Et si, comme nous le suggère Claire Marin, le propre d’une place était de sans cesse se déplacer, ou de déplacer celui qui croit pouvoir s’y installer.
    La philosophe circonscrit brillamment un concept multiple et éternel. (Télérama)
    Un essai remarquable, un voyage intime, philosophique et littéraire. (Libération)
    Une réflexion pénétrante. (Le Monde) »
  • [philosophie] MONTAIGNE : Les Essais en français moderne (GALLIMARD, Quarto, 2009)
  • [philosophie] NIETZSCHE Friedrich (1844-1900), Le gai savoir (1882)
  • [philosophie] PARMENIDE
  • [philosophie] PLATON (428/427-348/347), Phèdre (env. 370 aCn)
  • [philosophie] RENAN Ernest (1823-1892), L’Ecclésiaste : un temps pour tout (1881)
  • [philosophie] REVEL Jean-François, Pourquoi des philosophes (Jean-Jacques Pauvert, 1957)
  • [philosophie] ROUSSEAU Jean-Jacques (1712-1778), Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755)
  • [philosophie] SPINOZA Baruch (1632-1677), Ethique (1677, posth.)
    «Tout philosophe a deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza», a écrit Henri Bergson. L’Éthique est l’oeuvre fondamentale de Spinoza (1632-1677) qu’il a achevée peu de temps avant sa mort.
    [LIBREL.BE] « Le point de départ de la réflexion de Spinoza, c’est son expérience propre : il sait, par l’observation, qu’il a un corps, et il a conscience de ses affects. Mais, si c’est bien là une sorte de connaissance, c’est une connaissance incomplète et douloureuse : avoir conscience, c’est, pour l’être humain, sinon toujours souffrir, du moins pâtir, être contraint, accablé. Selon Spinoza, il importe de se faire de son être propre – et des accidents dont sa vie se compose – une idée comparable à celle qu’un mathématicien a d’une figure et des propriétés qui la constituent. Voilà pourquoi il écrit son Éthique «suivant l’ordre géométrique». À la passion succédera alors l’action, à une nécessité extérieure et contraignante, une nécessité conforme à sa volonté devenue raison. Mais, pour atteindre ce but, une connaissance adéquate des rapports que l’être humain entretient avec l’univers est indispensable. L’Éthique, en un mot, prétend nous élever de la conscience à la connaissance de nous-mêmes, et cette connaissance commence par celle de Dieu. »
  • [philosophie] SPINOZA Baruch (1632-1677), Traité de la réforme de l’entendement (1677, Flammarion, 2003)